Les recettes

Car on peut manger bien mais surtout manger bon, vous trouverez ici mes recettes ainsi que les vôtres.

Besoin d'inspiration pendant votre prise en charge ? 

Sur l’application de suivi, je mets à votre disposition une base de plus de 100 recettes simples, équilibrées et adaptées à différents objectifs. À l’issue de votre bilan diététique, vous bénéficiez d’un premier mois d’accès  gratuit à l’ensemble des recettes. Par la suite, cet accès reste réservé aux patients abonnés. La base est enrichie  avec l’ajout de nouvelles recettes chaque mois, afin de vous aider à varier vos repas sans complexité. Aussi, les abonnés peuvent emprunter l'un des nombreux livres de la bibliothèque du cabinet.


Cuisine du quotidien

Cuisinez rapidement de bons repas équilibrés 


Fiches recette à télécharger

Retrouvez la liste des ingrédients, les étapes et les valeurs nutritionnels de mes recettes préférées


Utilisez votre robot préféré 

Les robots équipent de plus en plus de cuisines, retrouvez ici de quoi les utiliser 

Au quotidien, via Instagram @DietNantes et le Blog

DiétNantes

par Laurianne Chignard 15 avril 2026
Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.
par Laurianne Chignard 13 avril 2026
Du riz, du poulet pané, une sauce mystérieuse… et des millions de vues sur TikTok. Le Crousty s'est imposé en quelques mois comme le plat fast-food de la génération Z. Mais que vaut-il vraiment sur le fond de l'assiette ?
par Laurianne Chignard 12 avril 2026
Cette semaine, le gouvernement français a dévoilé la nouvelle version du Programme National Nutrition Santé : le PNNS 5 (2026-2030). Ce programme, pilier des politiques de santé publique depuis plus de 20 ans, marque une évolution importante dans la manière d’aborder l’alimentation, l’activité physique et plus largement notre mode de vie. Je vous propose de décrypter les grandes orientations de cette nouvelle version, et surtout ce que cela change concrètement pour vous. Une vision plus globale de la santé Le PNNS a toujours eu pour objectif d’améliorer l’état de santé de la population en agissant sur la nutrition, entendue comme l’alimentation, mais aussi l’activité physique et la sédentarité. Avec cette nouvelle version, on observe un changement de paradigme : la nutrition n’est plus envisagée seule. Elle s’inscrit désormais dans une approche plus large, intégrant les enjeux environnementaux, sociaux et comportementaux. Le PNNS 5 s’inscrit ainsi dans une stratégie globale qui relie santé humaine, environnement et système alimentaire, avec une ambition claire : favoriser une alimentation à la fois saine, durable et accessible à tous. Des priorités de santé publique renforcées Plusieurs axes forts émergent dans cette nouvelle feuille de route. La prévention des maladies chroniques reste centrale, avec un travail renforcé sur les facteurs nutritionnels impliqués dans des pathologies comme l’obésité, le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Le PNNS 5 met également davantage l’accent sur certains publics spécifiques, comme les femmes enceintes, les jeunes enfants ou les personnes âgées, notamment dans une logique de prévention de la dénutrition. Enfin, la réduction des inégalités sociales en matière d’alimentation apparaît comme un enjeu prioritaire, avec la volonté d’améliorer l’accès à une alimentation de qualité pour tous. L’environnement alimentaire au cœur des actions L’une des évolutions majeures de ce nouveau programme est le déplacement du regard : il ne s’agit plus uniquement d’informer, mais aussi de transformer l’environnement dans lequel les choix alimentaires sont réalisés. Cela se traduit par des actions sur l’offre alimentaire, l’information au consommateur, mais aussi sur la régulation du marketing, en particulier auprès des enfants. Cette approche est essentielle, car les comportements alimentaires sont largement influencés par le contexte de vie, et ne reposent pas uniquement sur la motivation individuelle. Une place accrue pour l’activité physique… et la lutte contre la sédentarité Le PNNS 5 renforce la promotion de l’activité physique tout en mettant l’accent sur la réduction de la sédentarité, notamment liée au temps d’écran. Cette double approche est cohérente avec les connaissances actuelles : il est possible d’être actif, tout en restant trop sédentaire au quotidien. Une alimentation plus durable Le programme intègre désormais pleinement les enjeux environnementaux. Il encourage une alimentation plus durable, en favorisant des produits de meilleure qualité, en soutenant des systèmes alimentaires plus responsables et en luttant contre le gaspillage. Faciliter l’accès au soin diététique : une avancée… encore incomplète Le PNNS 5 reconnaît clairement la nécessité de faciliter l’accès au soin diététique pour la population. C’est un point important, et attendu de longue date. Cependant, dans les faits, cette ambition reste encore incomplète. Les diététiciens, professionnels spécifiquement formés à la prise en charge nutritionnelle, ne sont toujours pas pleinement intégrés dans le parcours de soin coordonné. L’accompagnement nutritionnel, qui constitue pourtant le cœur de leur métier, continue d’être en partie délégué à d’autres professionnels de santé. Or, ces derniers ont déjà des champs de compétences larges et des contraintes importantes liées à leurs propres missions. Leur confier davantage la prise en charge nutritionnelle peut poser la question de la qualité, du temps disponible et de la spécialisation. Cette situation crée un paradoxe : d’un côté, le programme reconnaît l’importance du soin diététique, mais de l’autre, il ne mobilise pas pleinement les professionnels les plus qualifiés pour le délivrer. L’enjeu des prochaines années sera donc probablement d’aller plus loin, en structurant un véritable parcours de soin intégrant les diététiciens comme acteurs de premier recours en nutrition. Ce qu’il faut retenir en pratique Ce nouveau PNNS ne révolutionne pas les recommandations nutritionnelles, mais il transforme profondément la manière dont elles vont être mises en œuvre. On passe progressivement d’une logique centrée sur les conseils individuels à une approche globale, qui agit aussi sur l’environnement, les politiques publiques et les inégalités. Mon regard de diététicienne Ce nouveau programme va dans le bon sens. Il reconnaît que manger équilibré ne dépend pas uniquement de la volonté individuelle, mais aussi de nombreux facteurs extérieurs. Il ouvre la voie à des actions plus concrètes et plus structurelles. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir pour que le soin diététique trouve pleinement sa place dans le système de santé. De mon côté, cela renforce ma conviction : pour accompagner efficacement, il est essentiel de prendre en compte à la fois vos habitudes alimentaires, votre quotidien, et l’ensemble de votre environnement.
par Laurianne Chignard 8 avril 2026
Après avoir abordé le cadre légal et financier de ces nouveaux traitements, il est temps de soulever une question qui me tient particulièrement à cœur : pourquoi, alors que nous parlons de nutrition et de métabolisme, le rôle du diététicien est-il si souvent relégué au second plan dans les protocoles officiels ? En 2026, si l’ouverture de la prescription s’est élargie à un plus grand nombre de médecins, le constat sur le terrain est inquiétant. De nombreux patients repartent avec une ordonnance pour du Wegovy ou du Saxenda, mais avec des conseils associés extrêmement inégaux. La loterie du conseil nutritionnel Selon le praticien que vous consultez, l'accompagnement peut aller du suivi très pointu à... rien du tout. Pire encore, certains reçoivent des conseils inappropriés, voire contre-productifs. Car non, la nutrition ne se limite pas à "manger plus de légumes" ou "réduire les portions". C'est un métier à part entière qui demande une expertise fine, d'autant plus quand une molécule vient modifier chimiquement vos signaux biologiques. Recevoir une prescription sans un plan nutritionnel adapté, c'est être propulsé dans un changement corporel majeur sans mode d'emploi. Un parcours de soin lacunaire : la responsabilité du patient Aujourd'hui, il faut le dire clairement : la consultation diététique n'est pas obligatoire dans le parcours de soins lié à la prise de GLP-1. C'est une faille majeure de notre système de santé qui, en ne remboursant pas systématiquement cet accompagnement, laisse le patient seul face à ses injections. En attendant que les politiques de santé évoluent, il en va de la responsabilité de chaque patient de prendre son obésité pour ce qu'elle est : une maladie chronique. On ne soigne pas une pathologie complexe et durable avec une solution de facilité ou un simple "coupe-faim" chimique. Pour obtenir des résultats qui ne s'évaporent pas à l'arrêt du traitement, il est indispensable d'adopter une stratégie complète : médicale, émotionnelle et, bien sûr, nutritionnelle. Gérer l'invisible : au-delà de la balance L’alimentation sous analogues du GLP-1 n'est pas seulement une question de perte de poids ; c'est votre premier levier pour réguler les effets secondaires et protéger votre santé : Combattre la fatigue et préserver les muscles : La perte de poids peut être si fulgurante qu’elle entraîne une fonte musculaire sévère. Sans un ajustement précis des apports en protéines, vous risquez de vous affaiblir durablement. Apaiser le système digestif : Nausées, reflux ou ralentissement du transit sont fréquents. Des ajustements alimentaires ciblés permettent souvent de mieux tolérer le traitement au quotidien. Éviter les carences : Quand l'appétit disparaît, chaque bouchée doit compter. Je vous aide à densifier vos repas pour que votre corps ne manque de rien. Mon regard de professionnelle Le diététicien n'est pas une option "en plus" ; c'est le garant de la sécurité et de la pérennité de votre parcours. Mon rôle est de transformer cette aide médicamenteuse en un succès durable, en vous donnant les clés de compréhension que la chimie seule ne peut pas vous offrir. La semaine prochaine, nous entrerons dans le vif du sujet scientifique : comment ces molécules agissent-elles concrètement sur votre corps et votre cerveau ?
par Laurianne Chignard 31 mars 2026
Après avoir évoqué l’engouement médiatique autour de molécules comme le Wegovy ou le Mounjaro , il est temps de redescendre sur terre. En France, l’accès à ces traitements est strictement encadré par la loi et par des critères médicaux précis. Pour beaucoup, le frein n’est pas seulement de santé, il est aussi financier. Comprendre les molécules : de quoi parle-t-on ? Il est facile de s'y perdre entre les noms commerciaux. Voici un petit tableau pour y voir plus clair sur les principaux traitements disponibles ou en cours de déploiement en 2026 :
30 mars 2026
Après avoir évoqué les coulisses du cadre légal et l’importance capitale d’un suivi diététique, entrons aujourd’hui dans le vif du sujet : la biologie. Si les noms de Wegovy, Ozempic ou Mounjaro sont sur toutes les lèvres, peu de personnes savent réellement comment ces molécules agissent une fois injectées. Comprendre le mécanisme de ces "analogues", c’est aussi comprendre pourquoi votre comportement alimentaire change et pourquoi certains effets secondaires apparaissent. Une hormone naturelle "augmentée" pour piloter votre métabolisme À l'état naturel, notre intestin sécrète une hormone appelée GLP-1 juste après avoir mangé. Son rôle est de signaler à notre corps que l'apport d'énergie est suffisant. Les médicaments que nous utilisons en 2026 sont des "analogues" : ils miment cette hormone, mais avec une puissance et une durée d'action bien supérieures. Là où notre hormone naturelle disparaît en quelques minutes, la molécule injectée reste active dans votre organisme pendant plusieurs jours, agissant comme un véritable chef d'orchestre sur trois fronts simultanés. Tout d'abord, la molécule cible directement l'hypothalamus, le centre de contrôle de l'appétit dans votre cerveau. Elle "éteint" littéralement les pensées obsédantes liées à la nourriture, ce que mes patients appellent souvent le food noise. Vous ne mangez plus par automatisme ou par envie irrépressible, mais uniquement par besoin réel. En parallèle, le médicament ralentit mécaniquement le passage des aliments de l'estomac vers l'intestin. Votre estomac reste plein plus longtemps, ce qui explique qu'une petite portion suffise désormais à vous rassasier pour plusieurs heures. Enfin, le GLP-1 stabilise votre glycémie en régulant la production d'insuline et de glucagon par le pancréas, évitant ainsi les pics de sucre qui provoquent habituellement les fringales. Une montée en charge progressive et un budget à anticiper Comme vous pouvez le voir sur le schéma de prescription, le traitement ne commence jamais à pleine puissance pour laisser le temps à votre corps de s'adapter. On débute généralement par une dose d'initiation de 2,5 mg pendant les quatre premières semaines. Le médecin peut ensuite augmenter le dosage par paliers jusqu'à atteindre potentiellement 15 mg. Cependant, il n'est pas obligatoire de viser la dose maximale. Si une dose intermédiaire régule efficacement votre appétit tout en préservant votre confort de vie, il est tout à fait possible de s'y stabiliser. Cette progression a toutefois un impact non négligeable sur votre budget. Si le premier stylo à 2,5 mg se trouve aux alentours de 200 € en pharmacie pour un mois de traitement, le prix grimpe parallèlement au dosage. Pour les doses les plus élevées, la facture peut s'approcher des 400 € par mois. C'est un paramètre financier essentiel à anticiper dans votre parcours de soin, d'autant que le rythme de la molécule impose une certaine gestion de votre quotidien. Les effets secondaires, comme les nausées ou le ralentissement du transit, sont souvent plus marqués le jour de l'injection et les 48 heures suivantes, avant de diminuer progressivement au fil de la semaine. Mon regard de professionnelle sur cette "fenêtre de calme" Comprendre cette biologie, c'est réaliser que ces traitements ne sont pas des brûleurs de graisse passifs, mais de puissants modulateurs de comportement. Ils vous offrent une pause dans la lutte contre la faim, mais la chimie ne fait malheureusement pas la distinction entre la perte de graisse et la perte de muscle. Elle ne vous apprend pas non plus à identifier les besoins émotionnels qui se cachent parfois derrière une envie de manger. C'est tout l'enjeu de notre travail ensemble au cabinet. Nous utilisons cette "fenêtre de calme" biologique pour reconstruire une relation saine et consciente avec votre assiette. Mon rôle est de veiller à ce que cette transformation soit durable, en protégeant votre capital santé et votre vitalité. La semaine prochaine, nous passerons à la pratique en abordant une question cruciale : que mettre concrètement dans son assiette pendant le traitement pour optimiser les résultats tout en évitant la fatigue et la perte musculaire ?
Voir plus